I <3 ma balance et je t’explique pourquoi…

Grosse fureur hier : je me suis rendue compte que ma balance déconnait complètement. Je sais  que ce n’est pas une façon élégante de le dire, mais c’est la vérité et en période de régime, ça m’a rendue furieuse. Parce que j’ai déjà perdu une taille de vêtement, mais je ne sais pas précisément combien j’ai perdu et combien je pesais ? Un peu. Mais ce n’est pas le fond du problème. Contrairement à ce que l’on pourrait penser vu les premiers articles (et le nom) de ce blog, hors période de régime, je ne suis pas une obsédée de mon poids. Pourtant, c’est vrai, je me pèse une fois par semaine.

Pincez-moi je rêve

La plupart des mes amies me soupçonnent d’être obsédée par ma balance, du fait de cette habitude de me peser régulièrement. On est dans une drôle de société : d’un côté, on nous explique que le principal, c’est d’être bien dans ses baskets, et de l’autre, l’image est reine (coucou Instagram !). Personnellement, je suis dans la team #biendanssesbaskets. Si je me pèse régulièrement, c’est simplement que je suis une ex-obèse. Et ma santé en pâtissait, même si à l’époque, j’avais seulement une vingtaine d’années.

A l’époque, j’ai géré toute seule le régime et l’aspect psychologique. Et là, j’ai foiré. Mais totalement foiré. En fait, perdre du poids physiquement c’est une chose. Perdre du poids psychologiquement, c’est encore  autre chose.

J’ai commis une très très grosse erreur : penser que je finirais bien par m’habituer à ma nouvelle silhouette.

epic fail

J’ai continué pendant près de deux ans à me demander si je pouvais m’asseoir sur une vieille chaise sans finir sous la table, à me demander si je pouvais passer entre deux voitures garées sur le parking et j’en passe. Sans parler du nombre d’achats foireux sur internet : le nombre de fringues commandées en 3 tailles de trop…

Déjà, ma balance m’a aidée à me faire à l’idée que je ne rêvais pas. C’est bête, mais il fallait ça.

C’est trop beau pour durer ?

Il y a un truc incroyable lorsqu’on est obèse et qu’on décide de se prendre en main : il y a tout un tas de bonnes âmes qui nous encouragent. Sauf que certaines apprécieraient qu’on n’y arrive pas. Ou qu’au moins, on reprenne tous nos kilos très vite. Il y a aussi des personnes qui sont persuadées en toute bonne foi que « grosse un jour, grosse toujours ».

Comme je ne suis pas superwoman, je me suis laissée convaincre que ça ne durerait pas. Donc, j’ai pris l’habitude de me peser régulièrement.

Pour info : non, en fait, si on a été obèse, on n’est pas condamné à lutter jusqu’à la fin de nos jours. Oui, même si on aime le chocolat (entre autres !) 🙂 ! Et ma balance a passé 15 ans à me le prouver !

Up & down

La vie n’étant pas un long fleuve tranquille, il y a des tas d’événements qui peuvent faire varier notre poids. Parfois, on en prend, on en perd, sans rien faire de particulier. Pour la plupart des gens, c’est normal.

Mais quand on a été obèse, on a toujours au moins une personne qui guette quelques kilos en trop. Peu importe que ce soit après un deuil, une grossesse, un nouveau job, une perte de job… Et on est tenu de se justifier. Nous, on a pas le droit de prendre quelques kilos, parce qu’on va redevenir « gros-c’est-pas-beau ». En tout cas, c’est que cette personne pense…

Marilyn

J’appelle ça des personnes toxiques, de celle qu’il fait bon expulser de notre vie. Mais quand c’est un(e) collègue de bureau ou belle-maman, par exemple, ça peut être compliqué de le faire. Dans leur bêtise, ces personnes ne réalisent même pas ce qu’elles peuvent provoquer, pour peu qu’on traverse un période compliquée (dépression, troubles alimentaires…). Soit dit en passant, mesdames & messieurs les « jugeurs », c’est une attitude tout aussi malsaine envers une personne trop maigre (parce que faut pas croire… elle trinque aussi à longueur de journée !).

Ma balance est donc aussi mon garde-fou. Je sais quel est mon poids de forme (enfin… mon poids de formes : je ne suis définitivement pas faite pour être filiforme 😀 !). Je sais aussi quelle marge est acceptable pour ma santé.

Je ne sais pas si on doit appeler ça « la voie du milieu » ou « une question de point de vue »… mais je crois qu’on se trompe souvent sur le rapport à entretenir avec notre balance. Certain(e)s la fuient, les autres la laissent diriger leur vie. Peut-être qu’on peut la considérer comme une alliée. Peut-être que je me plante.

En attendant, I ❤ ma balance !

Le poids de la société de consommation, on en parle ?

Fin de semaine oblige, j’ai commis l’irréparable : aller faire un tour du côté de chez Biba. Si tu passes par ici : cher (chère ??) Biba, je n’ai rien contre toi. Mais tu m’as gonflée avec ta façon de représenter les célibataires en tête à tête avec des sucreries qui leur évitent de se morfondre pour la Saint Valentin… Et tu m’as encore plus gonflée, avec la breaking news « alimentaire » inside…

Lire la suite

Cher régime Dukan : j’arrête les frais (et je t’explique pourquoi !)

Aujourd’hui, un billet un peu spécial pour moi : c’est la première fois depuis 15 ans que je fais face à une prise de poids. La faute à un laisser aller de plusieurs mois. Une bête blessure en randonnée qui m’a privée de vraie activité physique plus une hygiène de vie discutable (repas sautés, ou pris à l’arrache) et me voici donc  avec 9 kg en trop.

Lire la suite

Une question de volonté, sérieusement ?

Bon, il faut quand même que je m’y colle. Je vais donc commencer à vous expliquer comment j’ai finalement franchit le cap et entamé le régime qui m’a permit d’en terminer avec l’obésité.

Le problème de beaucoup de personnes obèses, c’est qu’elles ne se voient pas grossir. J’étais totalement dans cette catégorie !

Mes problèmes de poids ont duré quelques années : comme toutes les personnes qui souffrent de surpoids, j’ai eu droit à des remarques désobligeantes (pour être polie). Mais je n’avais pas de souci particulier en me regardant dans la glace, même s’il était devenu assez compliqué de m’habiller. J’ai donc adopté un « uniforme » : sweat et jeans ou bas de survêtement (généralement dénichés dans le rayon des hommes). J’avais juste la curieuse impression que je n’étais pas photogénique du tout. Je ne suis pas psy, mais je pense qu’on peut parler de situation de déni.

Les 3 chiffres

Très souvent, on a une sorte d’alerte mentale lorsqu’on monte sur la balance et qu’elle nous annonce un poids à 3 chiffres. Pas de bol : je ne me pesais jamais. J’ai donc eu un choc terrible au hasard d’une visite chez le médecin. Vingt ans plus tard, je ne me souviens plus de la raison pour laquelle j’étais allée le consulter, mais je vois encore les chiffres sur l’écran : 117.3… Le choc.

Le choc et l’accablement

Il faut dire qu’à l’époque, la chirurgie n’était pas répandue (je ne me suis pas renseignée, mais je ne sais même pas si la sleeve existait). Bref, la seule issue, c’était un régime. Plusieurs dizaines de kilos à perdre, cela semble un combat perdu d’avance. Il me semblait évident que cela me prendrait des années. Et je ne m’en sentais pas du tout capable. Après le déni, j’ai donc joué la carte de l’inconscience de la jeunesse : oui, oui… il y a un risque pour la santé… mais on ne meurt pas quand on est jeune et on ne vieillit pas vite non plus.

La main tendue

La solution est arrivée de façon aussi bête qu’inattendue. L’une de mes voisines a réussi ce qu’aucune personne de mon entourage n’avait jamais réussi à faire : me convaincre d’entamer un régime. Elle l’a certainement joué en toute subtilité, parce que je serais incapable de vous dire précisément comment elle s’y est pris. Toujours est-il que je suis rentrée à la maison avec un livre très célèbre (Je mange donc je maigris, pour ne pas le citer) et l’envie de le feuilleter.

Le pourquoi du comment

Si je n’ai jamais écouté mon entourage avant l’intervention magique de ma voisine, c’est aussi parce que lorsqu’on prend du poids, on se sent systématiquement jugé. D’ailleurs, je pense que nous sommes perpétuellement jugés. Et sévèrement jugés. C’est bien simple : tout est de notre faute, on ne fait aucun effort et on n’a aucune volonté ! Ce n’est pas possible autrement, n’est-ce pas ? Quelle que soit la raison pour laquelle on prend du poids, il y a toujours une raison. Qui n’a rien à voir avec notre volonté.

Si vous avez un(e) proche en situation d’obésité, j’oserais 2 conseils :

  • Essayez d’accepter ceci : Non, elle ne manque pas de volonté. Vous ne l’aiderez pas en l’accablant et au contraire, vous ne ferez que l’enfoncer.
  • Gardez à l’esprit qu’obèse ou pas, tout le monde a le besoin de se nourrir pour vivre… Faire des reproches à une personne obèse dès qu’elle avale quelque chose est totalement injuste.
Les boules !

Personnellement, je vivais vraiment mal la pression de mon entourage parce que j’étais estampillée « estomac sur pattes ». Or, il se trouve que je ne mangeais pas en grande quantité, que je ne grignotais pas pour compenser le stress et l’anxiété non plus. Pour en revenir à cet étrange bouquin qui m’est arrivé entre les mains un peu par hasard (et beaucoup grâce à ma voisine !), je l’ai ouvert et j’ai découvert des trucs totalement dingues (pour moi).

Exemples (préparez-vous à rire… vous allez voir à quel point j’avais des choses à apprendre) :

  • le maïs n’est pas un légume, c’est un féculent
  • les petits pois contiennent des glucides

… et j’en passe !

Heureusement, les livres ne parlent pas. Il n’a donc pas pu me dire que j’étais inculte et que je mangeais en quantité raisonnable, mais n’importe comment. Ajoutez à cela une sérieuse baisse d’activité physique après une blessure au genou au ski : c’est aussi bêtement que ça que je me suis mise en route vers l’obésité.

Le déclic

Dans mon cas, le déclic est venu d’un sentiment de soulagement. J’avais enfin une explication à ma prise de poids. C’était vraiment bête comme tout. J’ai donc adopté le régime en question et par chance, il a fonctionné (car nous ne « répondons » pas tous de la même façon à un même régime… mais on en reparlera). Pourtant, bien des années plus tard, j’ai réalisé qu’il y avait aussi d’autres raisons qui pouvaient expliquer mon obésité. Avec du recul, je dirais qu’un régime, en lui-même, ce n’est pas si compliqué si on le choisit bien. Mais il est indispensable de bien identifier les raisons de l’obésité, quitte à consulter un médecin et un psy (cela m’aurait évité quelques mésaventures qui feront certainement l’objet d’autres billets) !

Grosse un jour, grosse toujours ?

Difficile de trouver les mots pour démarrer un blog… J’avais prévu de commencer de façon assez claire, histoire que les premiers lecteurs qui arriveront arrivent à comprendre « pourquoi ce blog ? ». Mais je me rends compte que j’ai plutôt envie de vous raconter une anecdote qui m’a beaucoup marquée.

Il y a quelques années, j’ai perdu mon grand-père. Je vais être honnête : ce jour-là, le monde s’est écroulé. Le jour de ses funérailles, une cousine éloignée, que je ne vois que très rarement, est venue vers moi. En guise de condoléances, elle s’est contentée de me dire :

« C’est bien, tu as minci… »

Je pense qu’il est inutile de dire à quel point j’ai trouvé cela déplacé. Non seulement cela était déplacé, mais c’était absurde. Mon poids n’avait pas varié d’un seul gramme depuis une bonne dizaine d’année.

Seulement voilà : quand j’étais ado, j’ai effectivement eu des problèmes de poids. Pas moins de 117 kg pour moins d’1m70. Je ne suis pas médecin, mais je pense que je devais largement me situer dans la catégorie « obésité morbide ». C’est un peu par hasard que je me suis prise en main (cela fera l’objet d’un autre billet). Toujours est-il que j’ai perdu 45 kg en quelques mois.

Quelle que soit la façon dont on s’y prend pour perdre du poids – régime, anneau gastrique ou sleeve – il y a une chose que j’ai constaté : toutes les personnes en situation d’obésité qui ont perdu du poids ont souvent besoin de temps pour s’habituer à leur nouvelle silhouette. En tout cas, cela a été mon cas et de nombreuses personnes avec lesquelles j’ai eu l’occasion d’en parler m’ont dit la même chose.

Il y a une chose que j’ai mis beaucoup plus de temps à réaliser : c’est que nos proches et même nos vagues connaissances ont encore plus de mal à se faire à notre nouvelle silhouette. A croire qu’ils ont imprimé une image définitive dans leur esprit : grosse un jour, grosse toujours !

Avec le recul, je me rends compte aussi que beaucoup de personnes nous encouragent lorsque l’on décide de perdre du poids. Mais quelque part, dans leur esprit, il y a l’idée que même si on y parvient, cela ne durera pas. Le fameux « effet yo-yo »…

Je n’ai aucun problème avec le fait que certains continuent à m’identifier à l’ado obèse que j’étais ! Ce que je trouve désolant, c’est cette idée toute faite : si nous avons été obèse un jour, ce sera un combat long et difficile à vie. Malheureusement, cette idée est tellement répandue qu’elle décourage de nombreuses personnes qui ont un problème de poids.

La perte de poids peut sembler insurmontable, en particulier lorsqu’il s’agit de plusieurs dizaines de kilos. Si en plus, on a pour horizon une longue vie de combat quotidien, c’est terriblement effrayant et démoralisant.

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de venir ici parler de mon histoire. Parce que si, on peut perdre du poids définitivement, même lorsqu’on est en situation d’obésité. Et non, on n’est pas systématiquement obligé de passer le restant de ses jours à se battre pour ne pas le reprendre. C’est pour faire passer ce message et aussi pour partager des trucs et astuces et certainement plein d’autres choses, dans la joie et la bonne humeur !