Cher régime Dukan : j’arrête les frais (et je t’explique pourquoi !)

Aujourd’hui, un billet un peu spécial pour moi : c’est la première fois depuis 15 ans que je fais face à une prise de poids. La faute à un laisser aller de plusieurs mois. Une bête blessure en randonnée qui m’a privée de vraie activité physique plus une hygiène de vie discutable (repas sautés, ou pris à l’arrache) et me voici donc  avec 9 kg en trop.

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Une question de volonté, sérieusement ?

Bon, il faut quand même que je m’y colle. Je vais donc commencer à vous expliquer comment j’ai finalement franchit le cap et entamé le régime qui m’a permit d’en terminer avec l’obésité.

Le problème de beaucoup de personnes obèses, c’est qu’elles ne se voient pas grossir. J’étais totalement dans cette catégorie !

Mes problèmes de poids ont duré quelques années : comme toutes les personnes qui souffrent de surpoids, j’ai eu droit à des remarques désobligeantes (pour être polie). Mais je n’avais pas de souci particulier en me regardant dans la glace, même s’il était devenu assez compliqué de m’habiller. J’ai donc adopté un « uniforme » : sweat et jeans ou bas de survêtement (généralement dénichés dans le rayon des hommes). J’avais juste la curieuse impression que je n’étais pas photogénique du tout. Je ne suis pas psy, mais je pense qu’on peut parler de situation de déni.

Les 3 chiffres

Très souvent, on a une sorte d’alerte mentale lorsqu’on monte sur la balance et qu’elle nous annonce un poids à 3 chiffres. Pas de bol : je ne me pesais jamais. J’ai donc eu un choc terrible au hasard d’une visite chez le médecin. Vingt ans plus tard, je ne me souviens plus de la raison pour laquelle j’étais allée le consulter, mais je vois encore les chiffres sur l’écran : 117.3… Le choc.

Le choc et l’accablement

Il faut dire qu’à l’époque, la chirurgie n’était pas répandue (je ne me suis pas renseignée, mais je ne sais même pas si la sleeve existait). Bref, la seule issue, c’était un régime. Plusieurs dizaines de kilos à perdre, cela semble un combat perdu d’avance. Il me semblait évident que cela me prendrait des années. Et je ne m’en sentais pas du tout capable. Après le déni, j’ai donc joué la carte de l’inconscience de la jeunesse : oui, oui… il y a un risque pour la santé… mais on ne meurt pas quand on est jeune et on ne vieillit pas vite non plus.

La main tendue

La solution est arrivée de façon aussi bête qu’inattendue. L’une de mes voisines a réussi ce qu’aucune personne de mon entourage n’avait jamais réussi à faire : me convaincre d’entamer un régime. Elle l’a certainement joué en toute subtilité, parce que je serais incapable de vous dire précisément comment elle s’y est pris. Toujours est-il que je suis rentrée à la maison avec un livre très célèbre (Je mange donc je maigris, pour ne pas le citer) et l’envie de le feuilleter.

Le pourquoi du comment

Si je n’ai jamais écouté mon entourage avant l’intervention magique de ma voisine, c’est aussi parce que lorsqu’on prend du poids, on se sent systématiquement jugé. D’ailleurs, je pense que nous sommes perpétuellement jugés. Et sévèrement jugés. C’est bien simple : tout est de notre faute, on ne fait aucun effort et on n’a aucune volonté ! Ce n’est pas possible autrement, n’est-ce pas ? Quelle que soit la raison pour laquelle on prend du poids, il y a toujours une raison. Qui n’a rien à voir avec notre volonté.

Si vous avez un(e) proche en situation d’obésité, j’oserais 2 conseils :

  • Essayez d’accepter ceci : Non, elle ne manque pas de volonté. Vous ne l’aiderez pas en l’accablant et au contraire, vous ne ferez que l’enfoncer.
  • Gardez à l’esprit qu’obèse ou pas, tout le monde a le besoin de se nourrir pour vivre… Faire des reproches à une personne obèse dès qu’elle avale quelque chose est totalement injuste.
Les boules !

Personnellement, je vivais vraiment mal la pression de mon entourage parce que j’étais estampillée « estomac sur pattes ». Or, il se trouve que je ne mangeais pas en grande quantité, que je ne grignotais pas pour compenser le stress et l’anxiété non plus. Pour en revenir à cet étrange bouquin qui m’est arrivé entre les mains un peu par hasard (et beaucoup grâce à ma voisine !), je l’ai ouvert et j’ai découvert des trucs totalement dingues (pour moi).

Exemples (préparez-vous à rire… vous allez voir à quel point j’avais des choses à apprendre) :

  • le maïs n’est pas un légume, c’est un féculent
  • les petits pois contiennent des glucides

… et j’en passe !

Heureusement, les livres ne parlent pas. Il n’a donc pas pu me dire que j’étais inculte et que je mangeais en quantité raisonnable, mais n’importe comment. Ajoutez à cela une sérieuse baisse d’activité physique après une blessure au genou au ski : c’est aussi bêtement que ça que je me suis mise en route vers l’obésité.

Le déclic

Dans mon cas, le déclic est venu d’un sentiment de soulagement. J’avais enfin une explication à ma prise de poids. C’était vraiment bête comme tout. J’ai donc adopté le régime en question et par chance, il a fonctionné (car nous ne « répondons » pas tous de la même façon à un même régime… mais on en reparlera). Pourtant, bien des années plus tard, j’ai réalisé qu’il y avait aussi d’autres raisons qui pouvaient expliquer mon obésité. Avec du recul, je dirais qu’un régime, en lui-même, ce n’est pas si compliqué si on le choisit bien. Mais il est indispensable de bien identifier les raisons de l’obésité, quitte à consulter un médecin et un psy (cela m’aurait évité quelques mésaventures qui feront certainement l’objet d’autres billets) !